Dr Ahcène Madjoudj, chirurgien plasticien, Dans le quotidien “Liberté”

Le Dr Ahcène Madjoudj, chirurgien plasticien, a été admis, récemment, membre à part entière à la Société canadienne de chirurgie plastique et esthétique, organisation de réputation mondiale....

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Par : Souhila HAMMADI

Au moment où la demande sur la chirurgie plastique, en Algérie, suit une courbe ascendante, notamment sur les rhinoplastie, les lipoaspiration, l’hypertrophie mammaire et la correction des malformations congénitales et des stigmates d’accidents, le plasticien regrette les assauts des chirurgiens tunisiens et marocains, “qui ciblent prioritairement le marché algérien par un marketing agressif et des moyens de communication conséquents”. Il assure pourtant que les tarifs pratiqués par les spécialistes algériens sont beaucoup plus bas.

Le Dr Ahcène Madjoudj, chirurgien plasticien, a été admis, récemment, membre à part entière à la Société canadienne de chirurgie plastique et esthétique, organisation de réputation mondiale. Cette adhésion à la prestigieuse académie canadienne donne assurément un coup d’accélérateur à la carrière du Dr Madjoudj, qui pratique sa spécialité depuis près de 20 ans en Algérie, dont il a appris les techniques au service de chirurgie plastique, esthétique et réparatrice de l'hôpital Rothschild de Paris, puis en Amérique du Nord. Il dit, néanmoins, que cette adhésion à une organisation qui vise continuellement le niveau d’excellence en matière de chirurgie plastique “est une reconnaissance de la médecine algérienne dont je suis issu, et valorise la chirurgie plastique dans notre pays”.

Il affirme que cette spécialité est réellement dans les standards internationaux. Elle peine, pourtant, à prendre son envol, dans un pays où la demande sur les actes de chirurgie plastique suit paradoxalement une courbe ascendante. “Nous subissons actuellement les assauts des pays voisins (notamment la Tunisie et le Maroc, ndlr) qui ciblent prioritairement le marché algérien par un marketing agressif et des moyens de communication conséquents, souvent financés par les États.

Cela conforte des Algériens à l’idée que l’herbe du voisin est plus verte”, dit notre interlocuteur. Il ajoute que “la demande sur la chirurgie plastique, contrairement à ce qu’on pense, est importante en Algérie, d’où l’intérêt des chirurgiens tunisiens et marocains à vouloir accaparer cette clientèle”.

L’hypertrophie mammaire, lipoaspiration, la rhinoplastie, la pose de prothèses mammaires et la réparation de malformations congénitales et de cicatrices provoquées par les accidents se placent au top des actes pour lesquels les Algériens requièrent les connaissances des plasticiens. Les hommes consultent aussi, essentiellement pour corriger un problème de calvitie. “La demande de l’acte est souvent justifiée. Cela ne relève pas d’un fantasme d’un corps parfait, comme cela se fait ailleurs”, assure Dr Madjoudj.

Il lui tient d’ailleurs à cœur de remettre la chirurgie plastique dans sa dimension médicale, alors qu’elle est confinée jusqu’alors dans le stéréotype de l’esthétique. “Durant ma pratique de la chirurgie esthétique en Algérie, je suis souvent stupéfait par l’image que s’en fait le grand public. Une image, il vrai véhiculée par les médias et exacerbée dans le feuilleton télévisé NIP/TUCK où deux chirurgiens stars du bistouri pratiquent leur art sur une clientèle richissime et extravagante aux attentes les plus hallucinantes. Cette image nuit gravement à notre discipline, car forts de ces préjugés, nombreux sont les patients qui hésitent ou culpabilisent avant de faire le pas (…)”, a publié le Dr Madjoudj, au début de 2009, sur son blog, qu’il actualise régulièrement dans le souci de promouvoir sa discipline. Ainsi, il affirme qu’il pratique des rhinoplasties, souvent pour réduire le volume du nez qui entraîne des troubles respiratoires associés.

Il dit que les patients, qui le consultent pour des lipoaspirations, avaient déjà tout tenté pour éliminer les aspects adipeux du corps. “La chirurgie reste leur dernier recours. On voit rarement des patients qui ont besoin que d’une petite lipoaspiration, c’est généralement des aspirations dépassant les trois litres.” Il explique les abdominoplasties par la présence de “diastasis importants des muscles de l’abdomen. Ces lésions entraînent des maux de dos, des champignons et des difficultés pour s’habiller ou faire des toilettes intimes”. Il effectue également des augmentations mammaires. “Ce sont de jeunes filles ou femmes qui ont une hypoplasie mammaire (petits seins, voire une amastie qui est une absence congénitale de seins) ou des inégalités des 2 seins”, dit-il. Il opère régulièrement des enfants présentant des malformations congénitales. Il est aussi le seul chirurgien ayant intégré l’équipe du Pr Bouyoucef (service de neurochirurgie du CHU Blida) qui fait des interventions sur des gosses souffrant de spina-bifida. Le praticien certifie que “ces interventions apportent un bien-être physique et psychologique aux patients”.

De surcroît, “nos tarifs sont beaucoup plus bas que ceux pratiqués dans les pays voisins”, informe le Dr Madjoudj. Il refuse toutefois de nous donner un barème, arguant que les prix sont fixés après consultation au cas par cas. Il est connu, néanmoins, que les honoraires des plasticiens algériens sont quinze fois moins chers que ceux exigés par leurs confrères français et nettement inférieurs à ceux des tunisiens. Le prix d’une liposuccion est inclus dans une fourchette oscillant entre 20 000 et 100 000 DA. Le lifting est assuré pour 180 000 à 200 000 DA.

L’atténuation d’une cicatrice, laissée par une brûlure ou un accident, varie d’un client à un autre, car, souvent, plusieurs interventions sont nécessaires pour parvenir à un résultat probant. Selon les praticiens, les prix semblent particulièrement exorbitants, car il faudra y déduire le coût de la location du bloc opératoire et du plateau technique.

Notre interlocuteur insiste encore une fois sur les compétences des chirurgiens plasticiens algériens, formés majoritairement à l’étranger, après l’obtention, en Algérie, d’un diplôme de chirurgie générale.

Jusqu’alors, la chirurgie plastique n’est pas enseignée dans le pays, au grand dam des spécialistes. Le Conseil de l'ordre des médecins a plaidé, lors du cinquième congrès national de médecine et de chirurgie plastique organisé à Alger en 2007, pour la nécessité “de l'académisation de la discipline en question dans notre pays”.

Un programme d'enseignement a été initié, à l’issue de cette rencontre, entre la Société algérienne de médecine esthétique et le Collège national de médecine esthétique de France. Près de trois années après, les recommandations du congrès ne sont toujours pas matérialisées par l’inclusion de la discipline dans l’enseignement de base de la médecine en Algérie.

Ce qui isole quelque peu les plasticiens, qui ont réussi à se former à l’étranger. “La chirurgie plastique souffre davantage d’un problème structurel que professionnel. Les compétences sont là. Il faut juste les aider à s’exprimer”, conclut le Dr Madjoudj.

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0773.302.971 (9h-17h Lundi-Jeudi)

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